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Vendre avec une clause d’earn-out?

Ce n’est pas sans risque pour vous, cédant?
Définition compliquée, qu’il ne faut pas confondre avec un complément de prix ou un crédit vendeur …
Risque possible de désaccord futur avec votre repreneur ….
Ecoutez les arguments de deux repreneurs témoins chevronnés …

11 commentaires

  • Maurice Z.

    Il y a lieu de veiller de façon minutieuse à la rédaction de cette clause de complément de prix, car cet ajustement peut jouer dans les deux sens en addition ou en soustraction du prix initial.

  • François

    Pour l’avoir pratiqué en tant que cédant je pense que c’est l’expression d’un deal gagnant/gagnant entre cédant et repreneur. L’un connaît bien l’entreprise et l’autre souhaite obtenir un accompagnement et un soutien dans sa stratégie de reprise sur un marché qu’il ne connaît pas. Mais pour jouer une bonne partie, il faut des critères extrêmement simples d’évaluation qui sont très difficiles à trouver. Attention aux cédants qui voudraient profiter de ce deal pour diminuer le prix de la transaction au risque de mettre l’entreprise en péril. Limiter ce deal à quelques mois voir un ou deux exercices au maximum.

  • FRANCIS C

    Ce mécanisme, quand il est accepté par le cédant, est un sacré encouragement pour le repreneur car il signe la certitude de la solidité de l’entreprise et de son développement dans l’avenir. Quel dommage qu’il ne soit pas plus utilisé !
    Sans doute la terminologie anglo-saxonne ne parle-t-elle pas aux entrepreneurs français. Le CRA pourrait lancer un concours pour trouver une dénomination plus « française » et bien évocatrice.

  • Jean Marie

    L’earn-out est un dispositif intéressant pour le cédant dans le cas d’un acheteur tendu financièrement, mais valable sur le plan du projet de reprise.
    Ce dispositif doit être bordé précisément par des critères objectifs.

    L’earn-out est intéressant pour le repreneur car cela réduit l’engagement financier immédiat, et cela permet au repreneur de valider avec le cédant le détail des cash flows de son business plan.

    Une alternative est le crédit vendeur, qui peut devenir plus attractif pour le cédant grâce aux mesures d’assouplissement fiscal qui seront bientôt proposées par Bercy : décalage des règlements de l’impôt de plus value en cohérence avec les remboursements.

  • Paul A.

    le earn-out est une formule lorsque le prix fixé par le vendeur est trop élevé et qu’au niveau de la négociation c’est un point bloquant. A ce moment là proposer un earn out dont le montant est bien inférieur à l’écart de prix envisageable peut être une formule. Le protocole peut alors avancer …

  • Jeff

    Intéressant de savoir qu’une clause de Earn Out pourrait amener le Repreneur à faire moins que ce qu’il pourrait faire uniquement pour ne pas avoir à payer cet Earn Out…

  • didier b

    Pas forcément risqué! « L’earn-out » est un complément de prix dont les règles de calcul et de versement sont définies dans le protocole d’accord; à condition que les critères soient simples et la durée courte, il peut permettre de trouver un accord sur le prix notamment pour les entreprises en croissance rapide ou inversement celles ayant eu un trou d’air passager.

  • dominique

    tout ce qui n’est pas réglé de suite est source de contentieux pour demain, c’est une évidence.
    Faut il pour autant bannir ces formules, non car elles permettent souvent de finaliser une négociation tendue, mais à condition que le but soit clairement exprimé et la clause bien rédigée par l’expert. Surtout pas de non dit ou non écrit dans leur utilisation.

  • Claude B.

    Earn out….difficile à appréhender. J’ai été confronté (cédant) à cet exercice et l’atterrissage fût douloureux. Bravo et courageux d’aborder ce point. Il devrait par son caractère « cadre » permettre une transmission sereine et en bonne intelligence entre le cédant et le repreneur et assurer ainsi la pérennité de la société. Bravo encore…..

  • Claude C.

    Je suis pour une simplification des méthodes et moyens de transmission des entreprises surtout de type PME. Si certains montages complexes sont nécessaires pour des entreprises importantes, il n’est pas nécessaire de les reproduire pour la très grande majorité des cessions de PME. Le chef d’entreprise repreneur a besoin de lisibilité et de comprendre parfaitement le montage de la cession.

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